Quand mettre un œil de verre ?

œil de verre
Dans le cadre du traitement de certaines endophtalmies sévères, le chirurgien n’a parfois pas d’autre choix que d’ôter le globe oculaire, devenu non fonctionnel, pour le remplacer par une prothèse. Le texte ci-dessous vous précisera les nombreuses situations mettant en péril un œil. Vous pourrez également obtenir des précisions au sujet des deux principales méthodes utilisées par les praticiens en médecine dans ce genre de circonstance. Enfin, la dernière partie sera entièrement dédiée la mise en place de la prothèse.

Dans quelles situations peut-on perdre un œil ?

Avant d’entrer plus concrètement dans le vif du sujet, il semble intéressant de rappeler les principales situations pouvant conduire à la perte d’un œil. Toutes les personnes concernées partagent en revanche la même impression de traumatisme, une fois l’opération terminée. Il n’est pas rare d’avoir ensuite des répercutions d’ordre psychologique intenses et dramatiques.

Parmi les motivations les plus courantes pour mettre en place une prothèse oculaire, autrefois désignée sous l’appellation d’oeil de verre, on retrouve notamment :

  • Les traumatismes provoqués par des accidents de natures diverses (accident de la route, du travail ou encore domestique)
  • Les infections inflammatoires provoquant la formation de lésions graves et irréversibles
  • Les malformations congénitales
  • Les complications faisant suite au traitement d’un glaucome néo vasculaire ou bien d’un herpès
  • Les complications post intervention chirurgicale : ainsi un œil opéré à de multiples reprises peut tout à fait devenir non fonctionnel voire douloureux. Les interventions pour raison esthétique entrent également dans ce cadre.

Il faut bien garder en tête que l’œil demeure un organe à la fois fragile et exposé aux agressions. Il ne dispose pas non plus d’un système de protection particulièrement fiable, notamment dans sa partie inférieure.

Qu’est-ce que l’énucléation ?

Il s’agit d’un terme appartenant au champ lexical médical désignant une ablation chirurgicale du globe oculaire lorsque les tissus sont mis à mal par une tumeur cancéreuse maligne. Les médecins recommandent une telle intervention lorsque l’œil atteint est douloureux ou lorsque qu’il met en danger la bonne santé de l’autre œil.

Il est également intéressant de recourir à l’énucléation dans le cas d’un œil traumatisé, à condition que ce dernier ne soit plus fonctionnel et que les risques d’infections soient minimaux. À de plus rares exception, ce genre d’intervention peut être réalisée dans le cadre du traitement d’un œil traumatisé mettant en danger l’œil sain, par le biais d’une pratique nommée ophtalmie sympathique. Pour en savoir davantage, n’hésitez surtout pas à poser vos questions à un spécialiste !

Qu’est-ce que l’éviscération ?

Ce terme fait référence à une pratique chirurgicale consistant à ôter le contenu du globe oculaire tout en préservant la sclère, à savoir l’enveloppe constituant le blanc de l’œil. Il devient alors possible de remplacer le globe par une prothèse dont l’aspect sera relativement proche d’un œil humain. Cette dernière sera mobile puisque l’ensemble des muscles assurant le mouvement de l’œil est préservé. L’éviscération a donc un double objectif, à savoir soulager le patient lorsque son œil ne fonctionne plus du tout, qu’il s’atrophie ou qu’il provoque des douleurs intenses et soigner l’aspect esthétique.

Les progrès concernant cette technique sont nombreuses et relativement récents. Pour mieux se rendre compte de l’aspect final (et des intérêts de l’éviscération), prenez le temps de consulter les sites internet spécialisés.

Comment adapter une prothèse ?

Les deux interventions citées lors des paragraphes précédents se réalisent sous anesthésie générale et nécessitent une hospitalisation de quelques jours. Dans tous les cas, une prothèse sera mise en place par le chirurgien. Pour être totalement précis, il ne faudrait pas parler de prothèse mais plus exactement d’implant sphérique bio colonisable. Avouez que cette dénomination n’est pas toujours simple à retenir pour le grand public ! L’objectif doit alors être de le placer à l’intérieur même de la cavité orbitaire dans le but de remplacer la perte de volume engendrée par l’une ou l’autre des interventions.

Néanmoins, la mise en place de la prothèse ne peut en aucun cas intervenir quelques jours après l’opération. Il faudra en effet attendre le feu vert du chirurgien. Dans la plupart des cas, celui-ci est donné dans un délai de quatre à six semaines après l’opération. Une fois ce laps de temps écoulé, le prothésiste oculaire pourra entrer en action. Il sera chargé de concevoir une prothèse oculaire sur mesure et aussi similaire que possible à l’autre œil. Dans ce genre de situation, les spécialistes parlent alors de processus de réhabilitation prothétique.

Une fois les cicatrices totalement refermées, il devient envisageable d’insérer la prothèse dans l’espace dédié. Vous serez sans doute surpris de découvrir qu’un tel acte ne nécessite pas forcément une intervention chirurgicale ! Il peut tout à fait être pratiqué par un oculariste directement à son cabinet. Sachez également que la prothèse implantée ne sera pas définitive. Sa durée de vie ne pourra pas excéder deux mois. Ensuite, elle sera ôtée puis remplacée par une prothèse, cette fois-ci, définitive ou presque (durée de vie maximale de six années). Enfin, n’oubliez pas qu’une prothèse doit être entretenue de manière régulière (dont un polissage tous les six mois) afin de conserver son intérêt.


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