Régime pour vaincre la Sclérose En Plaques

Sclérose en plaques

Maladie inflammatoire chronique, la sclérose en plaques affecte aujourd’hui près de 100 000 personnes en France. Il a été démontré que alimentation et sclérose en plaques seraient liées, autant pour prévenir que pour freiner la progression de la pathologie lorsqu’elle est déjà installée.

Habitudes alimentaires et sclérose en plaques, un lien désormais établi

Certaines données scientifiques se rejoignent pour montrer que l’alimentation joue un rôle dans le déclenchement et par la suite l’évolution de la sclérose en plaque. Des études ont ainsi accrédité le lien entre un déséquilibre de l’écosystème microbien de l’intestin et cette maladie auto-immune. La proportion de bactéries intestinales est largement plus élevée chez les personnes atteintes de SEP. Si des habitudes alimentaires inappropriées ne suffisent pas à elles-seule à déclencher une SEP ou à favoriser des poussées récurrentes on peut dire que plusieurs travaux ont mis en évidence l’influence de l’alimentation dans l’apparition et/ou la progression d’une sclérose en plaques. Des ouvrages traitent également du sujet portant sur l’alimentation et sclérose en plaque.

La sclérose en plaques, en tant que pathologie du système nerveux central, se caractérise par la destruction de la myéline, une membrane entourant les fibres nerveuses. Cette enveloppe protectrice des nerfs du cerveau et de la moelle épinière joue un rôle clé dans la transmission de l’influx nerveux. La myéline étant constituée principalement de matières grasses, sa composition pourrait donc être affectée par une alimentation inappropriée, notamment trop riche en acides gras saturés autrement dit des « mauvais gras ». Ces derniers favoriseraient la production de cholestérol et de molécules inflammatoires susceptibles de faire apparaître ou de développer la maladie.

Réduire les symptômes de la sclérose en plaques : quels aliments mettre ou non au menu ?

Privilégier les bonnes graisses

Plusieurs études tendent à montrer qu’une alimentation riche en acides gras polyinsaturés et en oméga-3, c’est-à-dire faible en graisses saturées à moins de 20 grammes par jour, participerait à réduire la production de cholestérol et de molécules inflammatoires responsables de l’émergence et du développement de la SEP.

Pour supprimer les graisses saturées il faut donc retirer de l’alimentation les viandes rouges qui en contiennent de grandes quantités mais également, les charcuteries, les fromages à plus de 20 %, le lait entier, le gluten, les fritures, les pâtisseries…

A l’inverse sont conseillés des aliments riches en acides gras polyinsaturés et en Oméga 3 tels que les poissons, les produits céréaliers, les légumineuses, les noix… qui jouent un rôle protecteur.

Opter pour une alimentation à dominante végétale

Le régime anti sclérose en plaque est également synonyme d’une consommation accrue d’aliments provenant des végétaux. Il est par exemple conseillé de remplacer les protéines animales par la consommation de tofu, de steaks végétaux et de légumes secs. On mise également sur les fruits et légumes de saison pour un apport d’énergie bénéfique.

S’assurer de bons apports en vitamines et minéraux

Au regard des études effectuées sur l’alimentation et sclérose en plaques, plusieurs équipes de chercheurs ont établi un lien entre la carence vitaminique, de la petite enfance jusqu’à l’adolescence, et l’apparition de la sclérose en plaque. De même la présence d’un taux élevé de vitamine D réduirait la sévérité des poussées qui surviendraient aussi plus rarement.

La vitamine D en raison de son impact sur le système immunitaire préviendrait l’apparition et limiterait la gravité de la maladie. C’est dans les poissons gras cuits comme le saumon, la sardine, le maquereau, l’huile de foie de morue mais également le jaune d’œuf que l’on trouve la quantité la plus intéressante de vitamine D.

Pour optimiser l’apport nutritionnel en vitamine D, il convient d’ajouter une exposition quotidienne au soleil (bras et visage) entre 15 et 20 minutes.

Le café, un allié de choc !

Des études cliniques supplémentaires sur l’alimentation et sclérose en plaques sont encore nécessaires pour déterminer dans quelle mesure le café et la caféine ont des effets protecteurs sur le cerveau et interviennent dans le développement et l’évolution de la SEP. Cependant, il semblerait que boire quatre tasses de café par jour aurait des effets bénéfiques sur le cerveau et freinerait la progression de la maladie.  

Adopter les bons réflexes alimentaires

Diminuer l’apport de nourriture

Manger moins serait efficace pour protéger et ralentir l’évolution de maladies neurodégénératives telles que la sclérose en plaques. Un apport calorique trop important favoriserait les dommages oxydatifs, la production de radicaux libres et par conséquent, l’inflammation.

Bannir les aliments transformés

Riches en additifs néfastes pour le système digestif, les aliments industriels se révèlent de véritables poisons pour les personnes atteintes de sclérose en plaques. L’Institut de recherche en neurologie de Buenos a par ailleurs mis en évidence le lien entre la quantité de sel présente également dans ces produits et le développement de la SEP. Le risque de poussées se révèle trois fois plus élevé chez les personnes atteintes qui en consomme entre 2 et 4,8 grammes par jour.

Privilégier les aliments frais

Les fruits et légumes fraîchement récoltés gardent toutes leur qualité nutritionnelles (vitamines et oligo-éléments) et n’agressent pas l’organisme. Toutefois, les légumes surgelés ou en conserve sont tout à fait valables durant la période hivernale.

D’une manière générale les aliments crus restent toujours préférables lorsque c’est possible ou, à défaut, associés à un mode de cuisson doux pour éviter la perte de leurs bienfaits nutritifs. Les personnes atteintes de SEP qui ont souvent les intestins abîmés doivent apprendre à se réadapter progressivement à consommer des jus de légumes.

Un régime sain et une activité physique régulière : une combinaison gagnante

On a trop longtemps pensé, sans en avoir la preuve scientifique, que la SEP nécessitait de réduire au minimum toute activité physique voire de la supprimer totalement. Certaines manifestations de cette pathologie comme les troubles de l’équilibre ou la faiblesse musculaire peuvent décourager la personne de tout effort. Ce déconditionnement à l’effort ne fait au contraire que renforcer cette sensation de fatigue en y associant les risques cardio-respiratoires liés à la sédentarité. Il convient plutôt de choisir une activité physique adaptée à l’état pathologique comme le yoga, la gymnastique douce ou encore la marche nordique pour les personnes affectées par des problèmes d’équilibre.

Il convient de préciser que tout conseil d’ordre alimentaire doit faire l’objet d’une approbation médicale. La prudence recommande à toute personne atteinte de SEP de solliciter un avis médical avant d’entamer un régime spécifique.

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